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Présentation
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« Comment ne pas voir en effet dans cette frénésie d’action qui meut tant de nos contemporains une pathétique fuite en avant devant ce qui inéluctablement les attend et dont ils croient ainsi obscurément retarder l’échéance ? La mort a pour eux le visage d’un événement à venir, dont les sépare encore une suite indéfinie de jours, et contre lequel il s’agit à tout prix de trouver une parade. » Nous cachons la mort, minimisant ainsi l’importance des rites funéraires qui rendaient possible le deuil. Nous voulons croire que la technique nous permettra d’en repousser les limites, nous jouons nous-mêmes à défier la marche du temps, ou au contraire à décider de notre propre fin. Pourquoi donc ne pas affronter la mort, l’assumer ? Non pas la subir comme un échec, ou un scandale, mais la vivre comme la marque de notre existence ? Non pas nier la peur, voire l’épouvante, qui toujours l’accompagnera, mais regarder la mort comme une capacité de l’homme, nullement incompatible avec la joie d’exister. Françoise Dastur est philosophe. Elle a enseigné à la Sorbonne, à Créteil et à Nice, et est présidente de l’École française de Daseinsanalyse, où elle travaille avec des psychiatres. Elle est notamment l’auteur de La mort. Essai sur la finitude (Hatier), Chair et langage. Essais sur Merleau-Ponty (Encre marine), La phénoménologie en questions (Vrin).
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